De plus en plus d’événements climatiques extrêmes

La ville de Cameron, aux États-Unis, après le passage de l'ouragan Rita, en 2005.
La ville de Cameron, aux États-Unis, après le passage de l’ouragan Rita, en 2005.Crédits photo : RIC FELD/ASSOCIATED PRESS

Dans un rapport publié vendredi, le Giec analyse la vulnérabilité des pays face aux risques liés aux changements du climat.

Cyclones et pluies torrentielles sous les tropiques, sécheresse en augmentation «au cours du XXIe siècle durant certaines saisons et dans certaines régions», poursuite de l’érosion des côtes et des inondations en raison «de la hausse du niveau de la mer», fonte des glaciers et disparition du permafrost (terre gelée en permanence) dans certaines régions de montagnes… Le dernier rapport du Giec (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) consacré aux événements climatiques extrêmes ne se montre pas très optimiste sur les évolutions attendues au cours du siècle. L’Europe de l’Ouest pour sa part devrait être plus particulièrement concernée par les vagues de chaleur comme en 2003.

Les chercheurs réunis à Kampala (Ouganda) ont compilé les milliers de publications se rapportant au sujet. Ils rappellent dans un document encore provisoire – le texte définitif doit être publié vendredi – que les changements climatiques dont le réchauffement des températures, «vont conduire à des changements dans la fréquence, l’intensité, la répartition géographique et la durée des événements climatiques extrêmes pouvant aboutir à une situation sans précédent». Au cours du siècle dernier, la température moyenne s’est accrue de 1°C. Selon différents scénarios, le Giec estime que les températures pourraient encore augmenter entre 1° et 3°C d’ici à 2050 et jusqu’à 5°C à la fin du siècle si rien n’est fait pour arrêter la hausse constante des émissions de gaz à effet de serre.

Chaque mot sera soupesé

C’est l’un des grands enjeux de la conférence sur le climat qui se tient à la fin du mois à Durban en Afrique du Sud durant quinze jours. Cette conférence placée sous l’égide l’ONU est la 17e du genre. Il y a deux ans à Copenhague, les 192 chefs d’États et de gouvernements s’étaient engagés à réduire les émissions de gaz à effet de serre afin de maintenir une hausse de la température mondiale en dessous de 2°C.

Les scientifiques du Giec prennent toutefois la peine de relativiser certaines de leurs projections faute d’avoir des études en nombre suffisant et des statistiques fiables dans plusieurs pays ou régions du globe. Ils rappellent également que toutes les populations ne sont pas exposées de la même manière. «La vulnérabilité des populations et les pertes sont souvent concentrées dans les pays ou régions à faibles revenus même si les pays développés sont aussi vulnérables aux climats extrêmes.» L’impact des événements extrêmes est également étroitement lié au degré de préparation des pays ainsi qu’à leur capacité à réagir. «Certaines régions vont devenir inhospitalières» précise les scientifiques ce qui pourrait entraîner des mouvements de population.

Chaque mot du rapport final qui devait être achevé au cours de la nuit sera soupesé. Les scientifiques du Giec gardent en effet en mémoire la bronca qui a suivi l’an dernier la divulgation d’une erreur dans leur dernier gros rapport sur le changement climatique datant de 2007. Ce rapport thématique doit participer au contenu du prochain, le cinquième du genre. Il sera publié en 2014.

 

Commentaire

 

Ce rapport confirme la vulnérabilité des Etats face aux risques liés au changement climatique. Les catastrophes naturelles semblent avoir augmenté de façon notoire depuis le début du siècle. Ce rapport ne prévoit par ailleurs pas d’amélioration en la matière. L’augmentation de la température causerait des canicules, des sécheresses mais également une hausse du niveau de la mer. L’Homme, en rejetant des quantités excessives de gaz à effet de serre, a « abîmé » son environnement qui semble se retourner contre lui. D’où la nécessité de limiter l’émission de gaz à effet qui constitue l’enjeu principal de la conférence de Durban. Les scientifiques relativisent toutefois ces affirmations en expliquant que les statistiques et les études sont insuffisantes. Par ailleurs, nous pouvons observer une vulnérabilité inégale des populations, les pays pauvres étant plus affectés par les changements climatiques. Les catastrophes climatiques concernent toutefois aussi les pays développés mais certaines régions semblent plus aptes à réagir. Ainsi, certaines zones risquent de devenir inhospitalières et il est probable d’observer d’importants mouvements de population. L’article souligne que l’exactitude du rapport est primordiale pour que le point de vue des scientifiques soit pris en compte

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