13 décembre 2011 COMING IN – Les manchots « gays » de Toronto sont séparés, l’un d’eux a trouvé une femelle

Les manchots Pedro (à droite) et Buddy. REUTERS/Mark Blinch

Deux manchots « homosexuels » du zoo de Toronto, Buddy et Pedro, sont officiellement séparés, selon un responsable du zoo, cités par la BBC, depuis que l’un d’eux a trouvé une femelle.

Le soi-disant « couple » avait été séparé par ses gardiens le mois dernier, provoquant une vague d’indignation rigolarde sur Internet. Le zoo affirmait que ces deux manchots africains devaient se reproduire pour le bien de leur espèce – passée de 225 000 à 60 000 individus en vingt ans. Des voix s’étaient élevées pour défendre le droit de Buddy et Pedro à vivre librement leur relation.

Buddy, 20 ans, a donc « conclu » avec une femelle, Farai, le 19 novembre, soit trois jours après avoir été forcé à quitter le nid qu’il partageait avec Pedro. Les deux manchots avaient adopté un habitat et des comportements de couple avant leur arrivée au zoo, il y a un an. Ils appartenaient alors à un groupe exclusivement masculin. Le patron du département des oiseaux et des invertébrés du zoo de Toronto, Tom Mason, s’est fendu d’une conférence de presse pour annoncer l’heureux événement. M. Mason précisait de nouveau que le lien unissant Pedro et Buddy était purement « social » et non sexuel.

Quant à Pedro, 10 ans, il ferait sa cour à une femelle, Thandiwey, depuis plusieurs semaines, mais la belle ne semble pas encore intéressée. A la différence de Buddy, qui a vécu avec une partenaire pendant dix ans et a déjà donné la vie, le jeune Pedro ne s’est encore jamais reproduit.

Mise à jour : 
Le site d’information britannique Pink news, qui cite M. Mason, rappelle que les deux manchots ne seront séparés que pour une durée relativement limitée, « Ce ne sera pas permanent, dit M. Mason. Quoi qu’il arrive, tous les manchots seront réunis d’ici le printemps. »

Commentaire

Le couple de manchots a été séparé par les gardiens du zoo sous prétexte d’un comportement que l’on pourrait qualifier d’homosexuel. Le phénomène d’attirance pour le même sexe devrait donc être une exclusivité de l’espèce humaine? L’argument avancé est que les manchots devraient se reproduire pour le bien de leur espèce. Cette situation illustre donc un paradoxe puisqu’un tel argument avancé au sujet de deux personnes humaines ne serait pas toléré. Le lien entre les deux manchots a par ailleurs été qualifié de purement social et non sexuel, comme si ce type de comportement pouvait être toléré chez les humains mais pas chez les animaux. La conscience des animaux est jugée insuffisante pour qu’un tel phénomène puisse être acceptable. L’homosexualité chez les animaux serait donc contre nature mais parfaitement acceptable pour les êtres humains. L’Homme confirme une nouvelle fois son caractère extrêmement paradoxal.

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